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«Proposer des solutions simples»Le tour opérateur Marmara vient de nouer un partenariat avec l'association Equilibre pour s'impliquer dans le tourisme durable et réduire l'empreinte environnementale de ses hôtels-clubs. Fondée et présidée par Marc Moitessier, l'association travaille déjà avec Blue Lagoon, voyagiste spécialisé dans les séjours de plongée sous-marine. Le président d'Equilibre, également photographe et réalisateur, décrypte pour Ethisme cette nouvelle démarche et les enjeux de tels partenariats.
Ethisme: Comment fonctionne l'association Equilibre et quel est le but des partenariats que vous nouez avec les voyagistes ?
Marc Moitessier : Equilibre est une association qui veut s'associer aux grands acteurs du tourisme, et notamment de masse, pour les aider à s'engager dans une démarche responsable. Les clients de nos partenaires, comme Blue Lagoon et Marmara, se voient proposer de faire un don d'un euros au moment de leur réservation. L'argent est ensuite utilisé pour soutenir les hôtels avec lesquels les TO travaillent dans la mise en place d'une démarche environnementale. Nous faisons d'abord un travail de prospection dans les hôtels concernés, pour bien comprendre leur fonctionnement, leurs problématiques, et leur proposer des solutions simples mais surtout viables économiquement. Notre principale préoccupation est de garantir aux donateurs que 90% de leurs dons seront utilisés pour des solutions durables concrètes sur le terrain. Nos comptes sont d'ailleurs totalement transparents. E : Quelles sont ces solutions justement ? M.M : Nous nous appuyons sur trois principaux leviers. L'eau tout d'abord, avec l'installation d'équipements qui réduisent les consommations comme les pommeaux spéciaux qui permettent des économies de 30 à 40% d'eau pendant les douches, ou des systèmes de récupération des eaux de pluie, de traitement et de réutilisation des eaux usées, qui fournissent ensuite des solutions pour l'arrosage. Nous essayons d'agir sur les détergents et produits d'entretiens, en les remplaçant par des produits biodégradables. Il est également très important de sensibiliser les clients pour éviter un lavage quotidien des draps et des serviettes. Equilibre agit aussi sur les déchets en tentant de les réduire et de les soumettre systématiquement au tri sélectif. Notre dernier axe de travail concerne l'énergie avec l'installation de panneaux photovoltaïques et de chauffes-eau solaires. E : Les premières retombées et les projets à venir ? M.M : Nous sommes assez satisfaits de l'accueil fait à la proposition de dons aux clients Marmara puisque nous avons déjà eu 25% de retour. Nous traitons avec vingt-six clubs pour un impact direct sur 550 000 personnes, ce qui est très encourageant. Nous allons maintenant mettre en place une carte Equilibre, en vente directement sur les lieux de villégiature. Pour cinq euros, elle donnera droit à des réductions pour des services ou des produits «écologiques», notamment sur des prestations des réceptifs locaux. Nous aimerions aussi généraliser le concept de lac artificiel de récupération et recyclage de l'eau déjà en service dans le club de Marrakech. A terme, je souhaiterai que l'argent récolté par les dons et le mécénat sorte également des hôtels pour financer des projets plus généraux comme l'élaboration d'un centre de tri à Marrakech. Dans la même rubrique :
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